« Le digital n'était pas du tout ma tasse de thé. »
Tsunami Rigall, coach professionnelle — au démarrage de notre collaboration
Une offre de coaching solide, une clientèle qui la recommande, et aucune envie de toucher aux réseaux sociaux. Nous avons travaillé ensemble, pas l'une pour l'autre : l'objectif n'était pas de publier à sa place, mais de rendre la publication tenable pour elle.
Le vrai problème n'était pas l'outil
Tsunami Rigall accompagne des personnes sur la confiance, la sensibilité et le rapport au vivant. Son offre est claire et sa clientèle la recommande. Nous avons travaillé ensemble sur sa présence en ligne, chacune apportant son terrain. Ce qui bloquait, ce n'était pas la stratégie : c'était le passage à l'acte. Le digital n'était pas son terrain, elle ne s'y sentait pas légitime, et chaque publication représentait un effort disproportionné.
Produire les contenus à sa place aurait réglé le symptôme le temps qu'on travaille ensemble, et rien après. Le point de départ était « je n'y arrive pas ». Le vrai enjeu était de rendre l'exercice supportable, puis praticable seule.
Le choix d'approche : traiter la réticence comme une contrainte de conception plutôt que comme un obstacle à contourner. Réduire le nombre de décisions à prendre avant chaque publication, montrer plutôt qu'expliquer, livrer un mois d'avance pour que le premier pas ne coïncide pas avec la page blanche — et ne rien décider seule.
Sa voix, pas la mienne
Le risque, sur ce type de travail, est de produire une identité qui plaît d'abord à celle qui la conçoit. Elle est cohérente, elle est soignée, et l'autre ne s'y reconnaît pas — donc elle ne s'en sert pas. L'objectif d'autonomie rendait la co-création évidente : ce qu'on ne reconnaît pas comme sien ne se tient pas dans la durée.
Chaque décision est donc partie d'elle. Les couleurs sont sorties de son vocabulaire ; les quatre thèmes éditoriaux sont ceux qu'elle tenait à porter, pas ceux qu'un audit d'audience aurait désignés ; le ton suit sa façon de parler de son travail. Mon apport a été de structurer, de proposer, et d'écarter ce qui ne lui ressemblait pas — jamais d'imposer une direction qu'elle aurait eu à porter sans y adhérer.
La direction artistique
La charte a été construite avec elle, à partir des mots qu'elle emploie pour décrire sa pratique : ocre, terre, beige, et une serif ample pour la voix. Des tons chauds et organiques plutôt que les codes froids du coaching de performance, parce que ce n'est pas ce qu'elle veut transmettre.
Le bénéfice n'est pas seulement esthétique. Une palette fixée et une typographie unique suppriment deux décisions à chaque publication. C'est autant de friction en moins pour quelqu'un à qui l'exercice coûte.
Les quatre thèmes qu'elle voulait porter
Ces quatre thèmes viennent d'elle : ce sont les sujets qu'elle voulait mettre en avant, ceux sur lesquels elle a quelque chose à dire. Mon apport a été d'en faire une structure éditoriale plutôt qu'un calendrier daté — un planning à dates aurait produit de la culpabilité dès la première case manquée, là où quatre thèmes fixes permettent de savoir quoi dire sans avoir à trouver quoi dire.
Sensibilité
Créer du lien par une parole sincère plutôt que par la performance.
Confiance
Travailler l'affirmation de soi et la posture personnelle.
Enfant intérieur
Explorer la créativité par le jeu et la mémoire.
Nature
Ancrer la pratique dans le rapport au vivant et aux gestes conscients.
Ce qui est sorti de la collaboration
- Charte graphique co-définie : palette ocre et terre, typographie, principes de mise en page
- Audit créatif des comptes Facebook et Instagram : ce qui fonctionnait, ce qui coûtait de l'énergie pour rien
- Formation à Meta Business Suite, en prise en main directe plutôt qu'en théorie
- Structuration éditoriale des quatre thèmes qu'elle voulait porter, transformés en cadre réutilisable
- Un mois de publications rédigées et mises en forme, prêtes à publier
- Un relais à distance ensuite, sur ses propres contenus
Le résultat
Elle publie seule. C'était l'objectif, et c'est le seul indicateur qui comptait : sa présence en ligne ne dépend plus de quelqu'un d'autre.
Le passage du contenu produit pour elle au contenu produit par elle s'est fait progressivement, en s'appuyant sur le mois d'avance produit ensemble. La co-construction y a joué un rôle plus grand que la formation technique : partir de ce qu'elle voulait dire, plutôt que de ce qui aurait bien fonctionné, a fait tomber la question de la légitimité — qui bloquait davantage que l'interface. Elle ne publie pas la communication que je lui aurais dessinée — elle publie la sienne, et c'est précisément pour ça qu'elle continue.
« Je suis très contente car c'est maintenant plus fluide. »